25 Oct

Réduire les impôts des entreprises et du service public : le parti socialiste s’oppose et dit non !

Le PS du canton de Berne a travaillé en vain lors de la dernière séance de Commission des finances pour que la stratégie imposée par la droite soit rejetée. Ceci est hautement irresponsable, car les réductions d’impôt des sociétés vont entrainer un trou de plus de 200 millions francs dans les finances cantonales. Il faudra élaborer un «programme de secours» ce qui signifie de nouvelles économies dans le personnel du Canton, dans la fonction publique, dans l’éducation, dans la santé et le social. Ceci est un auto-goal.

La majorité conservatrice au sein du gouvernement et de la Commission des finances a une seule vision : Offrir des allégements fiscaux aux entreprises, sans se soucier des conséquences. Celles-ci sont graves, non seulement pour le canton (manque à gagner de 210 millions francs), mais aussi pour les communes (-105 millions francs). «Ce sera le personnel du canton, des institutions cantonales et le grand public qui devra à nouveau payer cette facture amère», s’exclame Ursula Marti, présidente du PS du canton de Berne et membre de la Commission des finances. Il est prévu des réductions d’effectifs, la dégradation des performances sur les services publics, l’éducation, la santé et social. «Le gouvernement devrait enfin parler un langage clair et non seulement annoncer des réductions d’impôt, mais aussi d’identifier les effets négatifs de celles-ci», affirme Roberto Bernasconi, vice-président du PSBE et également membre de la Commission.

Déclaration de planification de la Commission des finances
Mais ce n’est pas tout, avec une déclaration de planification, la majorité de la Commission des finances essaie également obtenir des réductions d’impôt pour les particuliers. Compte tenu de la situation ceci est une attitude totalement populiste et irresponsable.
Par contre le gouvernement proposait une augmentation de  la déduction des soins au niveau des impôts fédéraux, de 8000.- à 10100.-, soutenue par le PS comme une mesure de  conciliation entre le  travail et la famille, la majorité de la Commission a refusé cette augmentation.

La Commission a tout de même accepté de proposer de remettre l’intégralité des revenus de la Banque nationale au budget, cette proposition émanait du PS.