24 Sep

Une occasion manquée

Le PS du canton de Berne regrette vivement le rejet de la Prévoyance vieillesse 2020. Cette réforme des retraites aurait enfin permis d’augmenter les rentes AVS. Il se pourrait désormais qu’il soit difficile d’élaborer un projet susceptible de réunir une majorité dans un futur proche. Couper dans l’AVS ou relever l’âge de la retraite à 67 ans serait de toute façon hors de question pour le PS du canton de Berne.

Le rejet de la Prévoyance vieillesse 2020 est une occasion manquée, même s’il est vrai que le projet présentait certaines lacunes du point de vue de la gauche : l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans en particulier, alors qu’il n’y a toujours pas d’égalité des salaires hommes-femmes, aura certainement incité les gens à refuser le projet et fait pencher la balance du côté du non. C’est un signal clair donné aux partis bourgeois, lesquels lorgnent d’ailleurs vers un relèvement général de l’âge de la retraite à 67 ans. Si un futur projet devait de nouveau prévoir une augmentation de l’âge de la retraite, il n’obtiendrait pas la majorité du peuple.

Aujourd’hui est un jour noir pour les personnes avec une petite rente ou sans prévoyance professionnelle complémentaire : leur prévoyance vieillesse aurait pu être nettement améliorée. Dans le canton de Berne en particulier, nombreuses sont les personnes qui en auraient eu grand besoin. En cas de nouveau projet, il est important pour elles qu’il n’y ait pas de coupes. Elisabeth Striffeler, présidente du groupe au Grand Conseil, le réaffirme : « Le PS du canton de Berne luttera farouchement contre toute détérioration de la prévoyance vieillesse. »

 

28 Juin

Une bonne formation pour tous

Pédagogie spécialisée en consultation

 

Le PS du canton de Berne accueille favorablement le rapport relatif à la pédagogie spécialisée et soutient l’intégration de la scolarisation spécialisée au sein de l’école obligatoire. Les charges supplémentaires que cela engendrera ne doivent toutefois pas entraîner de coupes dans les écoles spécialisées ni porter préjudice à la formation en général.

 

Il est de la plus haute importance pour le PS du canton de Berne que tous les enfants et tous les adolescents aient droit à la formation. Dans cette optique, le parti approuve sans réserve le fait que l’école spécialisée fasse désormais partie intégrante de l’école obligatoire. Pour que les enfants et les adolescents en situation de handicap aient accès à la formation, il faut prendre en considération leurs besoins spécifiques et leurs capacités. Tout le monde a droit à une bonne formation. La séparation entre école ordinaire et école spécialisée est dépassée. Le PS approuve donc le regroupement proposé. Cela permettra de simplifier et de mieux piloter la scolarisation spécialisée, et de soulager les parents d’enfants atteints d’un handicap, qui n’auront plus à rechercher eux-mêmes une place dans une école ou un foyer.

 

Pour le PS, il est clair que ce changement de système ne fonctionnera que si la scolarisation spécialisée dispose toujours au moins des mêmes ressources qu’aujourd’hui. En même temps, il ne faut pas que cette évolution entraîne de coupes dans la formation en général. Si nécessaire, le canton doit mettre à disposition des fonds supplémentaires. « Il est hors de question que la pédagogie spécialisée soit sacrifiée sur l’autel des éventuelles mesures de démantèlement, » avertit la députée au Grand Conseil Nicola von Greyerz.

20 Juin

Non aux allégements fiscaux pour les entreprises !

Consultation concernant la révision de la loi sur les impôts 2019

 

Le PS du canton de Berne s’oppose vigoureusement aux baisses d’impôts pour les entreprises prévues par le gouvernement, qui entraîneraient une diminution des prestations dans la santé, la formation, la sécurité sociale et d’autres secteurs du service public. En refusant la RIE III, la population bernoise s’est très clairement exprimée contre les allégements fiscaux pour les entreprises. Avec sa politique d’austérité néolibérale (économies et baisses d’impôts à tout crin au détriment du développement du canton), le gouvernement s’achemine à nouveau vers un référendum. 

En réaction au non retentissant des Bernois à la RIE III, le Conseil-exécutif a réparti en deux étapes les réductions d’impôts dans la loi, mais il ne s’agit là que de cosmétique : les réductions sont maintenues telles que prévues. Le gouvernement cantonal contribue ainsi à alimenter une concurrence fiscale pernicieuse. L’exemple de Lucerne, dont la stratégie de faible imposition a entraîné une énorme réduction des prestations, devrait nous servir d’avertissement. Le PS du canton de Berne s’oppose donc catégoriquement à cette démarche qui aurait pour conséquence des diminutions drastiques des prestations au niveau de la santé, de la formation, de la sécurité sociale et d’autres secteurs du service public de notre canton. Selon Ursula Marti, la présidente du parti, « cette politique bourgeoise de démantèlement est extrêmement délétère pour le développement du canton. Le gouvernement sera tenu pour responsable si les prestations de l’Etat se réduisent comme peau de chagrin. »

En lieu et place des diminutions d’impôts sur le bénéfice, qui ne profitent du reste pas aux PME mais uniquement aux grandes entreprises, le PS du canton de Berne se prononce en faveur de deux mesures d’allégement fiscal, minimes mais ciblées, judicieuses d’un point de vue social et écologique. La première concerne l’augmentation du montant exonéré d’impôt des pensions et indemnités de soins lors de la prise en charge de personnes dépendantes vivant sous le même toit que le contribuable, et la seconde les installations photovoltaïques : le PS propose que le Conseil-exécutif renonce à taxer inutilement ces dernières, et qu’il opte plutôt pour une simplification de la pratique fiscale à ce niveau. Cette mesure s’inscrirait en droite ligne dans la stratégie énergétique : il ne faut pas que les particuliers qui investissent pour contribuer au tournant énergétique soient en plus pénalisés fiscalement.

De plus, le PS exige un taux d’imposition équitable pour tous au niveau cantonal. La députée au Grand Conseil Béatrice Stucki a déposé une intervention parlementaire allant dans ce sens pour les personnes imposées à la source, que le gouvernement n’a toujours pas retenue dans cette révision de la loi fiscale. Béatrice Stucki est d’avis que « les sportifs et artistes étrangers doivent aussi être imposés équitablement, surtout au vu de la situation financière engendrée par les dernières baisses d’impôts. »