25 Jan

Une décision inacceptable

Le Conseiller d’Etat Pierre-Alain Schnegg a annoncé qu’il voulait renoncer à une procédure de consultations sur la révision de la loi sur l’aide sociale. Celle-ci prévoit de nouvelles réductions de prestations totalement inacceptables pour le PSJB. Or, les cantons venaient de se mettre d’accord sur des normes minimales, sous la menace de la Confédération d’imposer ses propres normes.

L’aide matérielle est stable depuis 2013. Environ 30 % des bénéficiaires sont des jeunes de 0 à 17 ans, et le quart, soit environ 12’000 personnes, sont des adultes âgés de plus de 40 ans qui n’ont aucune chance de retrouver un emploi, malgré le passage par l’ORP. Il y a enfin 16 % bénéficiaires qui travaillent à temps complet, mais avec un revenu insuffisant (working poors). Ces réductions touchent frontalement les membres les plus vulnérables de notre société, au moment où on discute de cadeaux fiscaux gigantesques, voir le projet RIE III.

Avec l’abandon de la procédure de consultation, les milieux concernés, les villes et le Conseil du Jura bernois ne pourront se prononcer, or une procédure de consultation fait en Suisse partie du travail législatif.

Le PSJB dénonce cette manière de faire dictatoriale, et contraire à la formation d’un consensus, qui devrait faire partie du patrimoine génétique de la vie politique suisse.

18 Jan

RIE III – NON à l’arnaque !

Communiqué de presse  – votations fédérales du 12 février 2017

Lors de son récent congrès de Tavannes, le PS Jura bernois a adopté des recommandations de vote dans l’optique des votations fédérales du 12 février prochain.

OUI à la naturalisation facilitée des étrangers de la 3ème génération

Le PS s’est de tout temps engagé en faveur de l’intégration des étrangers que nous côtoyons au quotidien, qui participent au bien-être de notre pays et qui, avec nous, par leur travail et leurs talents, apportent leur contribution à la Suisse d’aujourd’hui et de demain.

C’est à un petit pas dans cette direction que nous sommes conviés le 12 février. En effet, il ne s’agit « que » d’accorder une naturalisation facilitée à des étrangers dont les grands-parents sont venus s’établir chez nous voici bien longtemps et dont les racines se trouvent désormais en Suisse. Petit pas certes, mais hautement symbolique : en disant OUI, nous affirmerons que la Suisse n’appartient pas aux xénophobes haineux de l’UDC et nous dirons notre confiance en une Suisse ouverte et chaleureuse.

FORTA : liberté de vote

Les socialistes du Jura bernois sont partagés quant à cet objet, qui ne concerne guère le Jura bernois. On sait que la construction et l’élargissement de routes génèrent du trafic, et donc des nuisances. Il est inadmissible que l’on n’ait pas augmenté aussi la RPLP, car les camions sont largement responsables de la détérioration des autoroutes, alors même que le trafic marchandises longue distance devrait être transféré vers le rail. Et, plus largement, il serait temps que l’on réfléchisse enfin aux moyens à mettre en œuvre pour limiter, en particulier, le trafic pendulaire privé dans et vers les agglomérations. D’un autre côté, FORTA devrait permettre certains aménagements qui, comme les contournements de la Chaux-de-Fonds et du Locle, permettront d’améliorer la qualité de vie dans certaines cités. Nul ne conteste par ailleurs la nécessité d’assurer le financement de l’entretien du réseau routier.

RIE III : une véritable escroquerie !

Très complexe – et sans doute est-ce voulu -, cette loi était à l’origine liée à l’abolition des injustes régimes fiscaux particuliers à laquelle la Suisse s’est finalement résolue face aux pressions exercées par ses principaux partenaires. Mais la majorité bourgeoise des Chambres a profité de l’exercice pour concocter un projet aussi incompréhensible qu’injuste.

  • La loi prévoit, sous la désignation pudique de « boîte à outils », toute une série de magouilles fiscales qui permettront aux entreprises qui disposent des experts fiscaux les plus véreux de ne plus guère payer d’impôts. Ces instruments sont déjà critiqués sur le plan international et la Suisse ne manquera pas d’être bientôt à nouveau sur la sellette.
  • Votre salaire est imposé à 100% ? Les dividendes des actionnaires improductifs ne le sont qu’à 60% ! Une injustice grave que la loi ne corrige pas !
  • La loi renforcera la concurrence fiscale entre les cantons ; or, on sait bien que des cantons comme Berne ne parviendront jamais à s’aligner sur Zoug ou Schwyz
  • La loi aura des effets désastreux sur les communes ; dans notre région, Saint-Imier ou Péry perdront des recettes correspondant à plusieurs dixièmes de quotité ! Mais les communes jusqu’ici moins favorisées y perdront également par le jeu de la péréquation financière : si le pot commun est moins rempli, il y aura moins à redistribuer… Il faut donc s’attendre partout à une augmentation des taxes ou des impôts communaux.
  • La loi imposera donc des trains d’économies drastiques. Or, même les chefs d’entreprises ou les ministres des finances intelligents savent que l’avenir dépend de la formation des travailleurs, de la recherche, de la qualité des infrastructures, de la qualité de vie tout court… Tout cela a un prix !

C’est donc à l’unanimité que les délégués au Congrès vous recommandent de rejeter massivement cette loi profondément injuste.

08 Nov

Sortir du nucléaire : le plus tôt sera le mieux !

ouisortienucleaireL’énergie nucléaire n’a et ne doit pas avoir d’avenir dans notre pays. D’abord, parce que, comme l’a tragiquement rappelé le terrible accident de Fukushima, cette technologie présente des risques que les exploitants des centrales s’efforcent en vain de minimiser. Ensuite, parce que le problème des déchets radioactifs est loin d’être réglé dans notre pays et que, fort logiquement, personne ne souhaite l’établissement d’un tel dépôt non loin de chez lui.

Mais surtout, l’énergie nucléaire est extrêmement coûteuse. La poursuite de l’exploitation de Gösgen et de Leibstadt exigerait au cours des années à venir des investissements de plus d’un milliard de francs. Le démantèlement des centrales devenues trop vieilles aura lui aussi un coût exorbitant pour lequel les exploitants n’ont constitué que des provisions bien insuffisantes.

Il est donc urgent de se tourner vers les ressources renouvelables. La Suisse dispose à cet égard d’un potentiel riche et diversifié : eau, soleil, vent, biomasse, bois. Favoriser ces technologies durables, c’est aussi favoriser la création d’emplois – le secteur nucléaire n’en offre quant à lui que fort peu. De grands progrès restent également à faire en matière d’économies et d’efficience énergétiques.

Dans ce contexte, le Parti socialiste ne peut que condamner avec fermeté le chantage aux dédommagements exercé par le géant nucléaire Axpo, dont les actionnaires sont pourtant les cantons du Nord-Est de a Suisse et dont le conseil d’administration est composé de représentants (essentiellement UDC) des gouvernements de ces cantons, lesquels devraient avoir à cœur de défendre l’intérêt général.

Le Parti socialiste invite donc citoyennes et citoyens à soutenir massivement l’initiative en faveur de la sortie programmée du nucléaire. Dans l’intérêt bien compris de notre population et des générations futures