02 Juin

Un silence assourdissant

Un départ de Moutier – ce que nous ne souhaitons pas – aurait des conséquences très négatives, non seulement pour le site de Moutier de l’Hôpital du Jura bernois, mais aussi pour l’HJB dans son ensemble, et donc pour le site de Saint-Imier.

Le site de Saint-Imier est un élément très important de l’attractivité de notre cité; c’est un employeur non négligeable, un client du commerce local et surtout un acteur fondamental de la qualité de vie dans notre région. Il en va donc de l’intérêt de Saint-Imier que Moutier reste dans le Jura bernois et le canton de Berne. Or, dans ce débat qui ne concerne, et de loin pas, que la commune de Moutier, nous n’entendons pas le maire de Saint-Imier, à la différence de nombre de ses collègues du vallon et plus généralement de l’ensemble du Jura bernois. Nous respectons évidemment les convictions profondes de chacun, mais nous attendons qu’un maire, au-delà de ses convictions, défende et promeuve les intérêts de sa localité, et qu’il prenne en compte les choix clairs de la majorité de sa population. Le silence assourdissant d’ARC et de son leader concernant l’avenir de l’hôpital et du ceff nous inquiète au plus haut point pour l’avenir des institutions majeures de la cité d’Erguel et pour l’emploi.

 

Parti socialiste du Haut Vallon

 

28 Avr

Populisme ou science ?

Le 21 mai le peuple suisse se prononcera sur la stratégie énergétique 2050. C’est un choix fondamental qui se pose et il est indispensable d’examiner la question en rejetant les prises de position populistes. La stratégie de la peur (une alimentation électrique qui dysfonctionne, des douches froides, des frais supplémentaires de plus de 3’000 francs par année) n’a aucune base scientifique et rationnelle.

D’ailleurs, ce dernier samedi à Genève, 600 scientifiques de renommée mondiale ont défilé pour protester contre l’utilisation des données scientifiques erronées à des fins politiques. Certains faits sont effectivement largement établis, comme, par exemple, l’origine humaine des changements climatiques. Les nier c’est remettre en cause le principe même d’une poursuite de la vérité. Les forces antisciences et anti-éducation sont à l’œuvre en Europe et certains sujets cristallisent les tensions en Allemagne, en France ou en Suisse, alors qu’il existe un consensus scientifique sur leur bien-fondé.

La science ne relève pas de l’invention ou du populisme, elle se base sur des données impartiales et indépendantes des opinions politiques. Nous devons laisser à nos enfants un environnement sain, des conditions de vie agréables et un approvisionnement assuré et écologique. Alors le 21 mai suivons nos savants, ne nous laissons pas influencer par les virtuoses de la peur et du populisme et votons oui.

Parti socialiste du Haut Vallon

21 Avr

Du bon usage de l’avenir

Il n’y a pas si longtemps, les opposants à la réforme de la prévoyance vieillesse n’ont pas arrêté de nous bombarder avec des prédictions, qui se voulaient des prévisions, à long, voire très long terme, qui avaient surtout pour but de mettre en cause les propositions réalistes et équilibrées du conseil fédéral.

On ne peut pas dire que les opposants à la stratégie énergétique 2050 soient beaucoup préoccupés par l’avenir, or, ce sont souvent les mêmes acteurs. Dans les 2 cas, quelques certitudes côtoient beaucoup d’incertitudes : il est vrai que la population active diminuera ; mais mourrons-nous de faim parce qu’il n’y a plus que 3 % de la population à travailler dans l’agriculture ? Il est aussi vrai que les énergies non renouvelables seront par définition un jour épuisées. C’est tout autant indiscutable que nous ne pourrons indéfiniment vivre dans une société qui consomme toujours plus, dans un monde aux ressources finies. Si quelqu’un vous affirme qu’un réservoir de 100’000 litres est inépuisable, vous le prendrez pour un imbécile. Mais ceux qui pensent que l’on pourra continuer allégrement à gaspiller les ressources énergétique font exactement le même raisonnement.

Qu’on le veuille ou non, la raréfaction de l’énergie, comme l’évolution du travail nous obligeront à revoir notre mode de vie, et les petits week-ends sympa dans une capitale européenne, grâce à des tarifs aériens sans concurrence, ne dureront pas éternellement. Mais de là à prétendre qu’on ne pourra plus prendre une douche chaude, ou manger des bananes, il y a plus qu’un pas. Ce qui est en revanche certain, c’est que plus tôt nous nous préparerons à sortir des énergies non renouvelables, mieux nous y serons préparés. Accepter que dans un monde fini le salut passe par la croissance débridée nous vaudra, le moment venu une douche froide.

F. Daetwyler