25 Jan

Une décision inacceptable

Le Conseiller d’Etat Pierre-Alain Schnegg a annoncé qu’il voulait renoncer à une procédure de consultations sur la révision de la loi sur l’aide sociale. Celle-ci prévoit de nouvelles réductions de prestations totalement inacceptables pour le PSJB. Or, les cantons venaient de se mettre d’accord sur des normes minimales, sous la menace de la Confédération d’imposer ses propres normes.

L’aide matérielle est stable depuis 2013. Environ 30 % des bénéficiaires sont des jeunes de 0 à 17 ans, et le quart, soit environ 12’000 personnes, sont des adultes âgés de plus de 40 ans qui n’ont aucune chance de retrouver un emploi, malgré le passage par l’ORP. Il y a enfin 16 % bénéficiaires qui travaillent à temps complet, mais avec un revenu insuffisant (working poors). Ces réductions touchent frontalement les membres les plus vulnérables de notre société, au moment où on discute de cadeaux fiscaux gigantesques, voir le projet RIE III.

Avec l’abandon de la procédure de consultation, les milieux concernés, les villes et le Conseil du Jura bernois ne pourront se prononcer, or une procédure de consultation fait en Suisse partie du travail législatif.

Le PSJB dénonce cette manière de faire dictatoriale, et contraire à la formation d’un consensus, qui devrait faire partie du patrimoine génétique de la vie politique suisse.

03 Jan

Révision partielle de la loi sur l’aide sociale

Un NON clair à la troisième version de la révision partielle de la loi sur l’aide sociale !

 

Le PS du canton de Berne rejette très clairement la troisième version de la loi sur l’aide sociale : cette nouvelle mouture s’écarte des directives nationales CSIAS ; les enfants et les jeunes en particulier, les premiers bénéficiaires de l’aide sociale dans le canton, sont désavantagés. Si la loi sur l’aide sociale est adoptée sous cette forme, le PS lancera un référendum.

Les réductions de l’aide sociale prévues dans le projet de révision de la loi, de 10 à 30 % inférieures aux directives CSIAS, sont techniquement fausses. Cela remettrait inutilement en cause un corpus de règles reconnues et ayant une légitimité politique. « La troisième version de la révision de la loi sur l’aide sociale est une décision hâtive des partis bourgeois, qui ignore délibérément le fait que les directives CSIAS viennent d’être affinées », déclare Andrea Lüthi, députée au Grand Conseil. Le PS du canton de Berne s’oppose fermement à tous les points de cette révision.

Les propositions du Conseil-exécutif prévoient que tous les bénéficiaires de l’aide sociale reçoivent nettement moins de soutien. Les contributions destinées aux jeunes adultes, aux personnes admises à titre provisoire et aux étrangers allophones diminueront encore. Mais les réductions concernent en premier lieu les enfants et les jeunes, le groupe de bénéficiaires le plus important dans le canton. Cela revient à les condamner d’avance au lieu de les soutenir à un moment délicat de leur vie, pour leur permettre de se passer d’aide le plus vite possible.

Cette révision vise soi-disant à réduire les coûts, mais il ne faut pas en attendre d’effet positif, et le supplément de travail administratif générera de nouveaux coûts. « La troisième révision de la loi ne laisse aucune place à des approches axées sur le long terme, comme la prévention ou le renforcement de mesures individuelles ciblées mises en place par les travailleurs sociaux », affirme Ursula Zybach, la vice-présidente du parti. Ursula Marti, la présidente du parti, souligne quant à elle que « si la loi sur l’aide sociale est adoptée sous cette forme, le PS lancera un référendum ! ».