26 Jan

Pourquoi il faut un socialiste pour représenter le Jura bernois au Conseil-Exécutif

Le Jura bernois dispose d’un siège au Conseil-Exécutif qui lui est garanti par la Constitution cantonale. Celui-ci permet au canton de Berne d’affirmer  son bilinguisme et son rôle de pont entre les régions linguistiques. Mais il donne également à notre la région le droit de faire valoir ses intérêts particuliers au sein de l’exécutif cantonal et de veiller à ce que ses besoins soient dûment pris en compte.

  • Le Parti socialiste est sans conteste la force qui a marqué le plus d’attachement à la partie française du canton et à ses particularités. Tandis que l’UDC et le PLR remettent régulièrement en question le siège du Jura bernois au Conseil-Exécutif, le PS a joué un rôle essentiel et constructif dans la mise en place du statut particulier et défend une politique de solidarité entre les différentes régions du canton.
  • Le Jura bernois a besoin d’un service public fort qui garantisse à sa population des prestations de qualité irréprochable en matière de formation, de soins, de transports publics notamment. La  politique fiscale irresponsable prônée par l’UDC ne vise en fin de compte qu’au démantèlement de ce service public.
  • Les baisses d’impôts prônées par l’UDC et ses alliés ne profiteront qu’aux  plus aisés, et certainement pas à l’immense majorité de la population du Jura bernois. Elles auront par contre pour conséquence soit un nouvel endettement, soit une baisse drastique des prestations. Rappelons que les crises financières que le canton a connues dans les années ’80 et ’90 étaient dues à une majorité bourgeoise alors que le Gouvernement rose-vert a su maintenir des finances équilibrées.
  • Si elles ne sont pas combattues, les attaques de l’UDC contre la fonction publique (diminution de 10% des effectifs) conduiront immanquablement à une détérioration des prestations, mais aussi à une centralisation de l’offre dans les grandes villes.

Ecrire le dernier chapitre de la « Question jurassienne »

Le Parti socialiste a joué un rôle important durant la campagne qui a précédé le vote du 24 novembre 2013. Mû par la volonté de parvenir à un règlement définitif d’une question qui n’a coûté que trop de force et d’énergie à notre région,  il s’est engagé avec conviction pour une procédure démocratique et sereine. Il a ensuite milité sans ambiguïté pour construire un Jura bernois fort et ouvert dans le cadre bernois.

Il reste désormais à écrire le dernier chapitre de cette question jurassienne, à savoir le vote communaliste de Moutier, voire de quelques communes de sa couronne. Le Parti socialiste réaffirme clairement son attachement à Moutier et à ces communes, persuadé que leur place est au sein du Jura bernois. Mais il s’engagera également pour que ces scrutins puissent se dérouler dans un climat fait de respect  des opinions de chacun.

Avec Roberto Bernasconi et Christoph Ammann, le canton de Berne conservera sa majorité de progrès  et  d’ouverture, garante d’une politique de justice sociale et de solidarité.  Avec Roberto Bernasconi au Gouvernement, le Jura bernois pourra  poursuivre dans la voie suivie jusqu’ici par le Conseil-Exécutif, celle de la raison et de la sagesse, pour régler pacifiquement et définitivement la « Question jurassienne ».

CE2016

05 Jan

2016, année de la responsabilité militante !

L’année qui s’est achevée voici quelques jours  a suscité de nombreuses inquiétudes et interrogations parfois angoissantes. On veut parler bien sûr des actes de terrorisme aveugles qui ont endeuillé tant de pays, de la détresse des migrants innombrables contraints de quitter leur pays, de l’impasse dans laquelle semblent se trouver des pans entiers de l’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient. De nouvelles tensions, avec la Russie, avec la Chine, sont venues s’ajouter aux conflits depuis longtemps enlisés. Partout en Europe, on assiste à la montée des forces populistes, nationalistes, voire parfois, comme en Pologne ou en Hongrie, à la remise en question des principes même de la démocratie. Enfin, si l’on peut dire, les défis climatiques et environnementaux sont plus brûlants que jamais.

Si  sa situation demeure enviable en comparaison internationale, la Suisse n’en connait pas moins un net ralentissement de son activité économique qui suscite des craintes pour l’emploi. En outre, chez nous aussi, les richesses tendent à se concentrer dans des mains toujours moins nombreuses, tandis qu’un habitant sur dix vit en situation de précarité et que des pans entiers de la société voient leur niveau de vie se détériorer.

Ce contexte place chacun, citoyenne et citoyen, acteur politique, social ou médiatique face à ses responsabilités. Le repli identitaire ne constitue pas une réponse aux excès du capitalisme mondialisé et aux injustices criantes qu’il engendre. Ce n’est pas en construisant des murs, en fermant les frontières et en stigmatisant les réfugiés ou les travailleurs étrangers que nous assurerons notre bien-être pour demain. Ce n’est pas en privant l’Etat de ses ressources que l’on surmontera les fossés qui se creusent dans notre pays.

Cela exige courage et ténacité. Il est plus facile, sans doute, mais combien plus dangereux, d’instrumentaliser les peurs, de répondre à l’obscurantisme par des mesures liberticides, de se réfugier dans un passé idéalisé plutôt que de proposer des perspectives d’avenir, de combattre les pauvres plutôt que la pauvreté. Nos sociétés doivent impérativement éviter le piège mortel du populisme. Elles n’ont d’avenir que si elles savent faire vivre les valeurs de liberté, de justice et de solidarité qui les fondent.

Le 28 février, une échéance déjà capitale

Cet attachement aux principes même de démocratie, d’équité sociale et de durabilité, les Suisses et les Bernois en particulier auront l’occasion de le manifester dès le 28 février prochain. En refusant la xème initiative de l’UDC qui placerait notre pays en porte-à-faux avec les Droits de l’Homme universels. En exigeant un financement un peu moins antisocial de l’assurance-maladie. Et surtout, en permettant au canton de Berne de conserver sa majorité de progrès.

C’est en effet à un choix clair que les électrices et électeurs bernois sont confrontés : entre intégration et exclusion, entre solidarité et démantèlement social, entre ouverture et repli, entre avenir et passéisme.

Avec Christoph Ammann et Roberto Bernasconi, ils ont la possibilité de dire que l’avenir de ce canton et de ses habitants, de tous ses habitants, leur tient à cœur. De réaffirmer leur volonté de construire, pour demain, un canton où chacun trouve sa place. Non pas une entité gérée selon les principes de l’économie ultralibérale, qui accordent aux individus un poids proportionnel à leur portefeuille d’actions. Mais bien un canton pour tous, avec tous, sans privilèges.

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