28 Avr

Populisme ou science ?

Le 21 mai le peuple suisse se prononcera sur la stratégie énergétique 2050. C’est un choix fondamental qui se pose et il est indispensable d’examiner la question en rejetant les prises de position populistes. La stratégie de la peur (une alimentation électrique qui dysfonctionne, des douches froides, des frais supplémentaires de plus de 3’000 francs par année) n’a aucune base scientifique et rationnelle.

D’ailleurs, ce dernier samedi à Genève, 600 scientifiques de renommée mondiale ont défilé pour protester contre l’utilisation des données scientifiques erronées à des fins politiques. Certains faits sont effectivement largement établis, comme, par exemple, l’origine humaine des changements climatiques. Les nier c’est remettre en cause le principe même d’une poursuite de la vérité. Les forces antisciences et anti-éducation sont à l’œuvre en Europe et certains sujets cristallisent les tensions en Allemagne, en France ou en Suisse, alors qu’il existe un consensus scientifique sur leur bien-fondé.

La science ne relève pas de l’invention ou du populisme, elle se base sur des données impartiales et indépendantes des opinions politiques. Nous devons laisser à nos enfants un environnement sain, des conditions de vie agréables et un approvisionnement assuré et écologique. Alors le 21 mai suivons nos savants, ne nous laissons pas influencer par les virtuoses de la peur et du populisme et votons oui.

Parti socialiste du Haut Vallon

21 Avr

Du bon usage de l’avenir

Il n’y a pas si longtemps, les opposants à la réforme de la prévoyance vieillesse n’ont pas arrêté de nous bombarder avec des prédictions, qui se voulaient des prévisions, à long, voire très long terme, qui avaient surtout pour but de mettre en cause les propositions réalistes et équilibrées du conseil fédéral.

On ne peut pas dire que les opposants à la stratégie énergétique 2050 soient beaucoup préoccupés par l’avenir, or, ce sont souvent les mêmes acteurs. Dans les 2 cas, quelques certitudes côtoient beaucoup d’incertitudes : il est vrai que la population active diminuera ; mais mourrons-nous de faim parce qu’il n’y a plus que 3 % de la population à travailler dans l’agriculture ? Il est aussi vrai que les énergies non renouvelables seront par définition un jour épuisées. C’est tout autant indiscutable que nous ne pourrons indéfiniment vivre dans une société qui consomme toujours plus, dans un monde aux ressources finies. Si quelqu’un vous affirme qu’un réservoir de 100’000 litres est inépuisable, vous le prendrez pour un imbécile. Mais ceux qui pensent que l’on pourra continuer allégrement à gaspiller les ressources énergétique font exactement le même raisonnement.

Qu’on le veuille ou non, la raréfaction de l’énergie, comme l’évolution du travail nous obligeront à revoir notre mode de vie, et les petits week-ends sympa dans une capitale européenne, grâce à des tarifs aériens sans concurrence, ne dureront pas éternellement. Mais de là à prétendre qu’on ne pourra plus prendre une douche chaude, ou manger des bananes, il y a plus qu’un pas. Ce qui est en revanche certain, c’est que plus tôt nous nous préparerons à sortir des énergies non renouvelables, mieux nous y serons préparés. Accepter que dans un monde fini le salut passe par la croissance débridée nous vaudra, le moment venu une douche froide.

F. Daetwyler

26 Jan

Non au bradage de BKW SA

Consultation relative à la loi sur la participation du canton à BKW SA

Le PS du canton de Berne rejette catégoriquement une cession de la participation majoritaire du canton dans la société BKW SA. Dans notre canton, l’approvisionnement énergétique fait toujours partie du service public. Compte tenu des défis à relever dans le domaine de la politique énergétique, un pouvoir étatique fort offre des avantages évidents. A l’inverse, la vente des parts du canton impliquerait de grandes incertitudes. Le PS du canton de Berne se réserve le droit de lancer un référendum contre ce projet.

Le PS du canton de Berne rejette la nouvelle loi sur la participation du canton à BKW SA. Bien que le parti reconnaisse la nécessité de cette loi, il refuse de laisser au canton la possibilité de renoncer à sa majorité dans le capital-actions de BKW SA. Plusieurs arguments parlent en faveur d’une participation majoritaire du canton dans cette société :

  • L’approvisionnement en électricité fait partie des points clés pour une politique énergétique et économique progressiste. De par sa participation majoritaire, le canton peut exercer une influence concrète dans ce domaine. Dans le contexte des changements dans la branche énergie, c’est un avantage important.
  • En cas de retrait du canton, les participations de BKW, notamment celles qu’elle détient dans des centrales hydroélectriques, seraient aussi affectées. La participation majoritaire du canton à BKW SA garantit que ces centrales ne tombent pas en mains étrangères, ce qui s’avère indispensable pour conserver un maximum d’autonomie dans l’approvisionnement énergétique.
  • BKW SA rapporte chaque année de grosses sommes d’argent au canton. A eux seuls, les intérêts, les dividendes et les impôts sur le bénéfice s’élevaient à près de 60 millions de francs en 2015. Cette manne viendrait à manquer, sans compter qu’une vente, compte tenu de la valeur boursière actuelle de la société, serait une bien mauvaise affaire du point de vue de la politique budgétaire.

« Le marché de l’électricité est en pleine mutation. BKW SA, sous l’égide du canton, s’est très bien préparée à ce tournant. Dans le contexte des défis à venir, il serait peu judicieux que le canton se retire maintenant, soumettant ainsi l’une de ses principales entreprises à des changements incontrôlés dans son actionnariat », explique Luc Mentha, député socialiste au Grand Conseil. Le PS du canton de Berne se réserve le droit de lancer un référendum contre cette loi qui permettra au canton de céder sa participation majoritaire dans BKW SA.