12 Déc

La sécurité au même prix pour tous

Consultation relative à la révision totale de la loi sur la police

Dans sa réponse à la consultation sur la révision totale de la loi sur la police, le PS du canton de Berne salue l’ensemble du travail accompli, et relève certains points nécessitant encore une amélioration : le PS demande que les coûts consacrés à la sûreté soient les mêmes dans tout le canton, et il refuse que les coûts d’une intervention policière lors d’une manifestation puissent être facturés à l’organisateur.

Le PS du canton de Berne salue le projet de révision totale de la loi sur la police. « Les règles détaillées concernant les services de sécurité privés sont très satisfaisantes », déclare Adrian Wüthrich, député au Grand Conseil. « Nous saluons également le fait qu’une réponse adaptée soit apportée à des délits comme la violence domestique et le harcèlement. » Mais il subsiste encore des points à améliorer. Le PS considère par exemple que c’est une très bonne chose que toutes les communes paient désormais une contribution à la sécurité, mais pourquoi ces coûts ne sont-ils toujours pas répartis proportionnellement à la population ? La présidente du parti Ursula Marti considère que « la clé de répartition prévue ferait peser une charge excessive sur des villes comme Berne ou Bienne. Nous demandons donc que les coûts par personne soient les mêmes à travers tout le canton. »

Le projet prévoit désormais que les coûts des interventions policières lors de manifestations où sont commises des violences contre des personnes ou des propriétés puissent être facturés aux organisateurs. Cette exigence est quasi irréalisable dans la pratique : ces violences peuvent éclater indépendamment de la nature de la manifestation et sans lien de causalité avec l’organisateur. Et elle remet en cause la liberté de réunion. Le PS rejette donc clairement cette nouveauté.

Il arrive malheureusement souvent que des personnes non impliquées subissent des dommages lors d’interventions policières. Il est donc nécessaire d’avoir une règlementation claire sur l’utilisation des moyens d’intervention de la police. Seules les armes à feu font l’objet d’une telle règlementation dans la loi. Le PS exige donc qu’elle intègre également des restrictions pour d’autres moyens d’intervention. Il faut notamment que soit interdit l’usage de balles en caoutchouc lorsque des personnes non impliquées peuvent être touchées, tout comme celui de substances irritantes dangereuses (gaz lacrymogènes CS ou CN).

Il manque encore quelques précisions sur le service de renseignement et les télécommunications, en particulier pour ce qui a trait à la protection des données et à l’obligation de vérité pour les informations récoltées par la police. Le PS aimerait également souligner que le respect des droits fondamentaux doit toujours être la première priorité du travail de la police.

28 Nov

Décision responsable concernant la politique hospitalière

Votations du 27 novembre 2016

Le PS du canton de Berne est soulagé du rejet de l’initiative sur les sites hospitaliers, expression de la volonté du peuple en faveur d’une politique de santé raisonnable. Ce résultat incite le PS à poursuivre sa lutte énergique pour un système de santé solide et étendu. Le PS du canton de Berne déplore vivement le rejet de la sortie du nucléaire. Il faut à présent s’activer à mettre en œuvre la stratégie 2050. Pour le canton de Berne, cela ne change pas grand-chose, car l’arrêt de la centrale de Mühleberg est de toute façon une chose acquise. 

Le PS du canton de Berne salue le NON à l’initiative sur les sites hospitaliers. Cette initiative aurait cimenté des structures qui ne sont plus adaptées, et dont les patients et le personnel auraient fait les frais. Désormais, le PS attend du canton qu’il s’intéresse rapidement aux problèmes auxquels est confrontée la politique de santé. Il faut un bon système de santé pour toute la population, aussi bien en régions rurales qu’en régions urbaines. Pour couvrir les besoins, il ne suffit pas que d’hôpitaux, il faut aussi des centres de santé, des maisons de naissance et des médecins de famille en suffisance. « Les habitants du canton – du Jura à l’Oberland – doivent pouvoir compter en tout temps sur un bon système de santé. Le PS lutte énergiquement pour cela », déclare Roberto Bernasconi, vice-président du parti cantonal.

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la sortie du nucléaire. Le peuple suisse a manqué une occasion en or d’en finir définitivement avec l’énergie nucléaire. Aujourd’hui déjà, les centrales nucléaires ne peuvent plus toutes être exploitées pour des raisons de sécurité. Leur arrêt n’aurait été que la conséquence logique de cette situation. De plus, cela aurait permis d’économiser beaucoup d’argent, l’énergie nucléaire étant fortement déficitaire. Il faut à présent s’activer à mettre en œuvre la stratégie 2050. Ursula Marti, présidente du parti, déplore la décision du peuple : « Le canton de Berne avance avec l’arrêt de la centrale de Mühleberg – les autres centrales devraient suivre cet exemple pour laisser la place aux énergies renouvelables. »

25 Oct

Réduire les impôts des entreprises et du service public : le parti socialiste s’oppose et dit non !

Le PS du canton de Berne a travaillé en vain lors de la dernière séance de Commission des finances pour que la stratégie imposée par la droite soit rejetée. Ceci est hautement irresponsable, car les réductions d’impôt des sociétés vont entrainer un trou de plus de 200 millions francs dans les finances cantonales. Il faudra élaborer un «programme de secours» ce qui signifie de nouvelles économies dans le personnel du Canton, dans la fonction publique, dans l’éducation, dans la santé et le social. Ceci est un auto-goal.

La majorité conservatrice au sein du gouvernement et de la Commission des finances a une seule vision : Offrir des allégements fiscaux aux entreprises, sans se soucier des conséquences. Celles-ci sont graves, non seulement pour le canton (manque à gagner de 210 millions francs), mais aussi pour les communes (-105 millions francs). «Ce sera le personnel du canton, des institutions cantonales et le grand public qui devra à nouveau payer cette facture amère», s’exclame Ursula Marti, présidente du PS du canton de Berne et membre de la Commission des finances. Il est prévu des réductions d’effectifs, la dégradation des performances sur les services publics, l’éducation, la santé et social. «Le gouvernement devrait enfin parler un langage clair et non seulement annoncer des réductions d’impôt, mais aussi d’identifier les effets négatifs de celles-ci», affirme Roberto Bernasconi, vice-président du PSBE et également membre de la Commission.

Déclaration de planification de la Commission des finances
Mais ce n’est pas tout, avec une déclaration de planification, la majorité de la Commission des finances essaie également obtenir des réductions d’impôt pour les particuliers. Compte tenu de la situation ceci est une attitude totalement populiste et irresponsable.
Par contre le gouvernement proposait une augmentation de  la déduction des soins au niveau des impôts fédéraux, de 8000.- à 10100.-, soutenue par le PS comme une mesure de  conciliation entre le  travail et la famille, la majorité de la Commission a refusé cette augmentation.

La Commission a tout de même accepté de proposer de remettre l’intégralité des revenus de la Banque nationale au budget, cette proposition émanait du PS.