02 Juil

Des coupes irresponsables dans la formation et la santé!

Le Parti socialiste du canton de Berne (PS BE) et le Parti socialiste du Jura bernois (PS JB) condamnent fermement les mesures de démantèlement présentées ce matin par le Conseil-Exécutif. Ils jugent particulièrement inadmissibles les coupes proposées dans le domaine de la santé, qui toucheront des prestations aussi sensibles que Spitex ainsi que les institutions pour personnes âgées et handicapées. Ils critiquent également avec véhémence les mesures d’économie dans le domaine de l’aide sociale et regrettent que le canton de Berne amorce ainsi un véritable dumping social en remettant en question les normes CSIAS jusqu’ici appliquées par l’ensemble des cantons suisses.

Spitex (-22 mios), les mesures en faveur des handicapés (-9,2 mios), les homes (-5,5 mios), la psychiatrie ambulatoire (- 5 mios), la prévention en matière de dépendances (-2 mios), les services de secours en cas d’urgence (-2 mios): les coupes irresponsables présentées ce jour par le Conseil-Exécutif, qui font suite aussi à la politique financière et fiscale irresponsable prônée par la majorité bourgeoise du Grand Conseil, toucheront lourdement de larges pans de la société. Ces prestations représentent en effet les fondements même de l’Etat social, l’essence  d’une politique humaniste qui devrait veiller à assurer une existence digne à chacune et à chacun. Ces coupes drastiques, si elles devaient entrer en vigueur, constitueraient un dangereux dérapage vers une société à deux vitesses, puisque seuls les titulaires de comptes en banque bien garnis pourraient encore s’offrir des prestations pourtant élémentaires.

La formation n’est nullement épargnée. En particulier, les responsables communaux feront bien de se souvenir que les transferts de charges dans le domaine des formations transitoires et des transports scolaires ne sont pas les fruits du hasard, mais la conséquence de la politique prônée par l’UDC et ses alliés PLR et PBD.

De manière générale, force est également de constater que ces mesures sont peu réfléchies, tant les économies qu’elles permettraient de réaliser seraient bientôt annihilées: moins de prestations Spitex, cela impliquera davantage de placements en EMS! Moins de mesures d’intégration, cela signifiera plus de personnes qui ne trouveront pas leur place dans le marché de l’emploi! Moins de soins psychiatriques ambulatoires, cela conduira à davantage de traitements stationnaires!

Le PS combattra résolument la politique fiscale bourgeoise, qui prive le canton des moyens nécessaires, notamment, au financement d’investissements porteurs d’avenir: car c’est bien en investissant dans la formation, dans la recherche, dans l’innovation que le canton pourra à terme dégager de nouvelles recettes, et non pas par des mesures à courte vue qui mettent en péril la cohésion sociale.

De même, la fraction socialiste au Grand Conseil examinera attentivement toutes les mesures proposées. Elle acceptera celles qui sont font sens, notamment parce qu’elles tirent profit des nouvelles technologies et contribuent à moderniser le canton de berne. Elle rejettera par contre énergiquement toutes celles qui entraineraient un démantèlement social, toutes celles qui ne sont pas pensées en termes de durabilité, toutes celles qui conduiraient à une péjoration de la vie quotidienne pour la grande majorité de la population.

Il invite d’ores et déjà habitantes et habitants à se mobiliser et à signer en masse la pétition que chacun trouvera sous le lien http://www.spbe.ch/petition.

 

12 Déc

La sécurité au même prix pour tous

Consultation relative à la révision totale de la loi sur la police

Dans sa réponse à la consultation sur la révision totale de la loi sur la police, le PS du canton de Berne salue l’ensemble du travail accompli, et relève certains points nécessitant encore une amélioration : le PS demande que les coûts consacrés à la sûreté soient les mêmes dans tout le canton, et il refuse que les coûts d’une intervention policière lors d’une manifestation puissent être facturés à l’organisateur.

Le PS du canton de Berne salue le projet de révision totale de la loi sur la police. « Les règles détaillées concernant les services de sécurité privés sont très satisfaisantes », déclare Adrian Wüthrich, député au Grand Conseil. « Nous saluons également le fait qu’une réponse adaptée soit apportée à des délits comme la violence domestique et le harcèlement. » Mais il subsiste encore des points à améliorer. Le PS considère par exemple que c’est une très bonne chose que toutes les communes paient désormais une contribution à la sécurité, mais pourquoi ces coûts ne sont-ils toujours pas répartis proportionnellement à la population ? La présidente du parti Ursula Marti considère que « la clé de répartition prévue ferait peser une charge excessive sur des villes comme Berne ou Bienne. Nous demandons donc que les coûts par personne soient les mêmes à travers tout le canton. »

Le projet prévoit désormais que les coûts des interventions policières lors de manifestations où sont commises des violences contre des personnes ou des propriétés puissent être facturés aux organisateurs. Cette exigence est quasi irréalisable dans la pratique : ces violences peuvent éclater indépendamment de la nature de la manifestation et sans lien de causalité avec l’organisateur. Et elle remet en cause la liberté de réunion. Le PS rejette donc clairement cette nouveauté.

Il arrive malheureusement souvent que des personnes non impliquées subissent des dommages lors d’interventions policières. Il est donc nécessaire d’avoir une règlementation claire sur l’utilisation des moyens d’intervention de la police. Seules les armes à feu font l’objet d’une telle règlementation dans la loi. Le PS exige donc qu’elle intègre également des restrictions pour d’autres moyens d’intervention. Il faut notamment que soit interdit l’usage de balles en caoutchouc lorsque des personnes non impliquées peuvent être touchées, tout comme celui de substances irritantes dangereuses (gaz lacrymogènes CS ou CN).

Il manque encore quelques précisions sur le service de renseignement et les télécommunications, en particulier pour ce qui a trait à la protection des données et à l’obligation de vérité pour les informations récoltées par la police. Le PS aimerait également souligner que le respect des droits fondamentaux doit toujours être la première priorité du travail de la police.

28 Nov

Décision responsable concernant la politique hospitalière

Votations du 27 novembre 2016

Le PS du canton de Berne est soulagé du rejet de l’initiative sur les sites hospitaliers, expression de la volonté du peuple en faveur d’une politique de santé raisonnable. Ce résultat incite le PS à poursuivre sa lutte énergique pour un système de santé solide et étendu. Le PS du canton de Berne déplore vivement le rejet de la sortie du nucléaire. Il faut à présent s’activer à mettre en œuvre la stratégie 2050. Pour le canton de Berne, cela ne change pas grand-chose, car l’arrêt de la centrale de Mühleberg est de toute façon une chose acquise. 

Le PS du canton de Berne salue le NON à l’initiative sur les sites hospitaliers. Cette initiative aurait cimenté des structures qui ne sont plus adaptées, et dont les patients et le personnel auraient fait les frais. Désormais, le PS attend du canton qu’il s’intéresse rapidement aux problèmes auxquels est confrontée la politique de santé. Il faut un bon système de santé pour toute la population, aussi bien en régions rurales qu’en régions urbaines. Pour couvrir les besoins, il ne suffit pas que d’hôpitaux, il faut aussi des centres de santé, des maisons de naissance et des médecins de famille en suffisance. « Les habitants du canton – du Jura à l’Oberland – doivent pouvoir compter en tout temps sur un bon système de santé. Le PS lutte énergiquement pour cela », déclare Roberto Bernasconi, vice-président du parti cantonal.

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la sortie du nucléaire. Le peuple suisse a manqué une occasion en or d’en finir définitivement avec l’énergie nucléaire. Aujourd’hui déjà, les centrales nucléaires ne peuvent plus toutes être exploitées pour des raisons de sécurité. Leur arrêt n’aurait été que la conséquence logique de cette situation. De plus, cela aurait permis d’économiser beaucoup d’argent, l’énergie nucléaire étant fortement déficitaire. Il faut à présent s’activer à mettre en œuvre la stratégie 2050. Ursula Marti, présidente du parti, déplore la décision du peuple : « Le canton de Berne avance avec l’arrêt de la centrale de Mühleberg – les autres centrales devraient suivre cet exemple pour laisser la place aux énergies renouvelables. »