20 Juin

Non aux allégements fiscaux pour les entreprises !

Consultation concernant la révision de la loi sur les impôts 2019

 

Le PS du canton de Berne s’oppose vigoureusement aux baisses d’impôts pour les entreprises prévues par le gouvernement, qui entraîneraient une diminution des prestations dans la santé, la formation, la sécurité sociale et d’autres secteurs du service public. En refusant la RIE III, la population bernoise s’est très clairement exprimée contre les allégements fiscaux pour les entreprises. Avec sa politique d’austérité néolibérale (économies et baisses d’impôts à tout crin au détriment du développement du canton), le gouvernement s’achemine à nouveau vers un référendum. 

En réaction au non retentissant des Bernois à la RIE III, le Conseil-exécutif a réparti en deux étapes les réductions d’impôts dans la loi, mais il ne s’agit là que de cosmétique : les réductions sont maintenues telles que prévues. Le gouvernement cantonal contribue ainsi à alimenter une concurrence fiscale pernicieuse. L’exemple de Lucerne, dont la stratégie de faible imposition a entraîné une énorme réduction des prestations, devrait nous servir d’avertissement. Le PS du canton de Berne s’oppose donc catégoriquement à cette démarche qui aurait pour conséquence des diminutions drastiques des prestations au niveau de la santé, de la formation, de la sécurité sociale et d’autres secteurs du service public de notre canton. Selon Ursula Marti, la présidente du parti, « cette politique bourgeoise de démantèlement est extrêmement délétère pour le développement du canton. Le gouvernement sera tenu pour responsable si les prestations de l’Etat se réduisent comme peau de chagrin. »

En lieu et place des diminutions d’impôts sur le bénéfice, qui ne profitent du reste pas aux PME mais uniquement aux grandes entreprises, le PS du canton de Berne se prononce en faveur de deux mesures d’allégement fiscal, minimes mais ciblées, judicieuses d’un point de vue social et écologique. La première concerne l’augmentation du montant exonéré d’impôt des pensions et indemnités de soins lors de la prise en charge de personnes dépendantes vivant sous le même toit que le contribuable, et la seconde les installations photovoltaïques : le PS propose que le Conseil-exécutif renonce à taxer inutilement ces dernières, et qu’il opte plutôt pour une simplification de la pratique fiscale à ce niveau. Cette mesure s’inscrirait en droite ligne dans la stratégie énergétique : il ne faut pas que les particuliers qui investissent pour contribuer au tournant énergétique soient en plus pénalisés fiscalement.

De plus, le PS exige un taux d’imposition équitable pour tous au niveau cantonal. La députée au Grand Conseil Béatrice Stucki a déposé une intervention parlementaire allant dans ce sens pour les personnes imposées à la source, que le gouvernement n’a toujours pas retenue dans cette révision de la loi fiscale. Béatrice Stucki est d’avis que « les sportifs et artistes étrangers doivent aussi être imposés équitablement, surtout au vu de la situation financière engendrée par les dernières baisses d’impôts. »

 

06 Juin

Economiser sur le dos des plus pauvre ? De la folie !

Manifestation contre la perte des acquis sociaux

La manifestation d’aujourd’hui contre le démantèlement des acquis sociaux envoie un signal clair contre de nouvelles réductions de l’aide sociale. Le PS du canton de Berne apporte son soutien plein et entier à cette levée de boucliers de la société civile. Une large frange de la population considère que les économies réalisées sur le dos des plus pauvres vont à l’envers du bon sens.

Après les mesures d’économie dont l’aide sociale a déjà fait les frais à de nombreuses reprises, la limite du soutenable est atteinte, de l’avis unanime des experts, qui ajoutent qu’il ne reste quasiment pas de potentiel d’économie dans ce secteur. Pourtant, le conseiller d’Etat Schnegg poursuit obstinément la planification de la prochaine révision de la loi sur l’aide sociale, alors même que les mesures d’économie prises dans ce secteur sont depuis longtemps déjà plus élevées que ne l’exigeait la motion Studer.

Contrairement aux politiciens de droite, les nombreux manifestants qui se sont réunis devant l’hôtel de ville aujourd’hui ont compris la totale absurdité de nouvelles baisses de l’aide sociale. Le PS est très heureux de voir la société civile se mobiliser contre le démantèlement des acquis sociaux et il soutient l’appel lancé aujourd’hui. Pour la présidente du parti Ursula Marti, « cette manifestation montre clairement le ras-le-bol de la population envers cette politique de la droite ».

Le PS s’associe au front de lutte contre toutes nouvelles réductions de l’aide sociale mené par les manifestants et par de nombreuses organisations et partis. Avec les directives CSIAS, c’est un compromis acceptable pour tous les cantons qui a été trouvé. Andrea Lüthi, députée au Grand Conseil, déclare que « le revirement du canton de Berne remettrait en question ce compromis et serait un affront pour les autres cantons. Berne aussi doit respecter cet engagement. »

25 Jan

Une décision inacceptable

Le Conseiller d’Etat Pierre-Alain Schnegg a annoncé qu’il voulait renoncer à une procédure de consultations sur la révision de la loi sur l’aide sociale. Celle-ci prévoit de nouvelles réductions de prestations totalement inacceptables pour le PSJB. Or, les cantons venaient de se mettre d’accord sur des normes minimales, sous la menace de la Confédération d’imposer ses propres normes.

L’aide matérielle est stable depuis 2013. Environ 30 % des bénéficiaires sont des jeunes de 0 à 17 ans, et le quart, soit environ 12’000 personnes, sont des adultes âgés de plus de 40 ans qui n’ont aucune chance de retrouver un emploi, malgré le passage par l’ORP. Il y a enfin 16 % bénéficiaires qui travaillent à temps complet, mais avec un revenu insuffisant (working poors). Ces réductions touchent frontalement les membres les plus vulnérables de notre société, au moment où on discute de cadeaux fiscaux gigantesques, voir le projet RIE III.

Avec l’abandon de la procédure de consultation, les milieux concernés, les villes et le Conseil du Jura bernois ne pourront se prononcer, or une procédure de consultation fait en Suisse partie du travail législatif.

Le PSJB dénonce cette manière de faire dictatoriale, et contraire à la formation d’un consensus, qui devrait faire partie du patrimoine génétique de la vie politique suisse.